En quelques mots, je veux tout de même évoquer ma rencontre avec Eva Gabrielsson.
A la demande du journal La Croix, j'ai retrouvé la "veuve" de Stieg Larsson le temps d'un entretien à Stockholm, alors qu'Actes Sud s'apprête à publier son récit autobiographique (sortie française lundi prochain, le 19 janvier). Ce livre - Millenium, Stieg et moi - fut donc au centre de la discussion, ainsi que Millenium, Stieg Larsson et elle, mais aussi la politique suédoise, la religion, la nature...
Etonnant tout de même que cette architecte-urbaniste ait choisi la maison d'édition française qui a commercialisé la trilogie, elle qui est fâchée avec tous ceux qui exploitent l'oeuvre de son compagnon, disparu en 2004, pour la transformer, dit-elle, en une "industrie". Je ne vais pas revenir ici sur la querelle envenimée qui continue à opposer Eva Gabrielsson au frère et au père de Stieg Larsson alliés à Nortstedts, l'éditeur suédois des trois polars. J'en avais déjà parlé sur ce blog.
Mais visiblement, la Suédoise s'est très bien entendue avec Actes Sud, et notamment avec Françoise Nyssen. Et d'une manière symbolique, en partageant la même maison d'édition que le grand amour de sa vie, elle reste proche de lui.
En tous cas, l'affaire de l'héritage Millenium est loin d'être classée, comme je le raconterai dans La Croix, sans doute la semaine prochaine. Et les fans de Lisbeth Salander et de Mikael Blomkvist qui espéraient la sortie d'un 4ème tome en seront pour leurs frais... Il existe bien environ 200 pages d'une suite à la triologie mais Eva Gabrielsson n'est pas prête du tout, à l'en croire, à les confier à Norstedts ni aux Larsson, lesquels jouissent des droits d'auteur, contrairemement à elle.
Dans l'article à venir, il sera aussi question d'une cérémonie magique au bord d'un quai, d'un corbeau salvateur et d'autres choses qui nous renverront à des croyances païennes... Mais de tout cela je compte bien reparler ici plus tard, le moment venu.
NB (17 janvier): Eva Gabrielsson sera le 27 janvier à Paris pour rencontrer les intéressés à l'Institut suédois, et le lendemain à Lyon, à la librairie Passages.